Tribunal d'Avignon: huit mois d'emprisonnement pour avoir agressé sa conjointe à plusieurs reprises
Le 10 mars 2009 et les 1er et 2 octobre 2008, Monsieur V a commis des violences en état d’ivresse sur sa conjointe ayant entrainé une incapacité supérieure à huit et quatre jours. Le 13 mars 2009, le prévenu passe en comparution immédiate au tribunal d’Avignon.
Après être retombé dans l’alcoolisme il y a 3 ans, le prévenu s’en est pris à sa femme à plusieurs reprises. Sa concubine, Madame D, n’est pas présente lors du procès. Elle a laissé un témoignage au juge: «Je vis en concubinage avec monsieur V depuis 22 ans, nous vivons ensemble. Depuis 3 ans, il s’est remis à boire et notre couple ne fonctionne plus. Depuis cette date il me bat régulièrement pour se défouler lorsqu’il est énervé. Aujourd’hui, il est rentré à la maison, il a commencé à m’agresser car il était très alcoolisé. Au début ça ne restait que verbal puis vu que je ne répondais pas il a commencé à s’en prendre à moi physiquement. Il m’a porté des coups de poings sur tout le corps, notamment au visage».
Le juge demande maintes fois au prévenu pourquoi il s’en est pris à sa femme, comment il est possible de s’en prendre «à la personne que l’on aime». Ce dernier lance qu’il ne s’en souvient plus: «Vous savez c’est souvent les personnes qu’on aime qu’on fait souffrir le plus. Je ne me souviens de rien, je me souviens d’un début d’interaction verbal mais c’est tout». Le juge affirme que la vie conjugale n’est pas un fleuve tranquille, mais de là à taper sa femme…«Si j’ai fais ça mes coups ne devaient pas être portés avec une grande force dieu merci».
La procureure lui répond : «sa lucidité s’arrête quand il dit je ne l’ai pas frappé avec une grande force. Vous ne vous rendez pas compte de ce que c’est que de recevoir ces coups. Au delà de la violence faite à votre femme, c’est aussi une violence faite à vos enfants. Pensez à vos enfants quand vous battez votre femme. Ces faits son inquiétants car ils sont répétitifs». L’avocate de Mister.V soutient le fait qu’il ai besoin d’une aide médicale et medico psychologique: «Monsieur V a besoin d’aide plus qu’une condamnation ferme. Il a besoin d’aide pour ses enfants, il a besoin d’aide pour ses enfants».
Une heure plus tard, le verdict tombe: «Le tribunal vous déclare coupable des faits de violence sur conjoint qui vous sont reprochés. Le tribunal vous condamne à la peine de huit mois d’emprisonnement dont quatre avec sursis, d’une mise à l’épreuve pendant deux ans, avec obligation de soins, des soins médicaux et psychologiques ». Face à cette annonce, M.V semble accepter, il fait un signe de tête au juge. Il quitte la salle d’audience en se grattant la nuque.
Compte-rendu
