DR






Pourquoi les jeunes français choisissent d'étudier à l'étranger ?

Chaque année de nombreux étudiants français quittent la métropole pour poursuivre leurs études.  

Que ce soit l’envie de découvrir une nouvelle culture ou fuir le système trop élitiste des études de médecine. Diverses raisons les poussent à orienter leur cursus à l’étranger plutôt qu’en France métropolitaine.

C’est en se baladant entre les stands de formations plus originales les unes que les autres que Charlotte, tombe sur sa « formation de rêve ». Après de longues recherches et de nombreux documents à envoyer, la jeune femme de 18 ans, a intégré un BTS d’aménagement cynégétique et halieutique… au Québec. Comme elle, ils sont nombreux à avoir choisi une formation à l’étranger. Dans le cas de Charlotte, il existe une formation équivalente en France soit le BTS gestion et protection de la nature, d’après elle, cet apprentissage reste beaucoup plus agricole qu’au Canada où les études concernant la nature sont plus variées. Qu’est-ce qui est différent qu’en France ? Toutes les études sont valorisées. En fait, il y a moins de jugement porté aux études que chacun fait. 

Le Canada est le 5e pays d’accueil des étudiant internationaux, classé une place avant la France dans le classement de l’Institut Statistique de l’Unesco, un organisme qui diffuse les données concernant l’éducation. 

Une trop haute sélectivité des études de médecine en France ?

Pour intégrer la faculté de médecine de Cluj-Napoca en Roumanie, Linon, 18 ans, n’a pas eu à passer de concours. En effet, il suffit d’un « bon dossier » pour être accepté. Les études sont-elles les mêmes ? Oui, c’est le même fonctionnement, hormis le fait de passer un concours et d’être le meilleur. En fait, il n’y a pas de compétitivité entre les élèves . L’université nous inculque l’idée que les notes ne représentent pas les élèves, répond-elle. Linon n’est pas la seule étudiante française dans son établissement scolaire, la plus part on déjà fait une année de PASS en France, parcours spécifique accès santé, mais n’ont pas validé leur première année. 

Comme Linon, Priscille, a choisi de continuer ses études de médecine à l’étranger, en Belgique. Spécialisée en kinésithérapie, la jeune femme de 21 ans a déjà passé une année de PASS à Bordeaux, malheureusement son année ne sera pas validée. Qu’est-ce qui différencie les études en Belgique à celles en France ? Chaque étudiant peut s’essayer aux études qu’il souhaite faire et s’il échoue alors il peut se réorienter. En France il faut passer des concours, c’est plus élitiste et puis on est jugé par rapport aux notes. 

En effet, la sélection est sans pitié, même en se préparant du mieux qu’ils le peuvent, le cursus de nombreux étudiants en médecine s’arrêtera après le concours, ou du moins en France. 

Or, ce mouvement de fuite peut s’avérer être un réel problème. Puisque, depuis quelques années maintenant, il y a un désert médical, notamment en Lozère où plus de 30% des habitants ont des difficultés d’accès aux médecins généralistes.

Passionnée de mode et de création, Fanette, a commencé, en août dernier, un DN MADE mode à Saint-Pierre sur l’île de La Réunion. Même si la métropole propose la même formation, cette jeune bachelière décide de prendre son envol et de découvrir une nouvelle culture: J’avais besoin d’un nouveau départ, de commencer ma nouvelle vie ici. Même si je n’ai pas vraiment quitté la France, ça reste différent, les paysages et les mentalités, dit-elle. Le système scolaire, quant à lui, reste le même puisque l’île de La Réunion est un département français. Comme Fanette, beaucoup ont choisi de quitter la métropole en direction des départements d’outre-mers français, en voyant leur voeu accepté sur Parcoursup. Un mode de vie tropical très attractif auprès des jeunes. 

Partir pour mieux revenir ? En effet, une grande majorité des jeunes étudiants souhaitent revenir en France après leurs études ou après avoir passé une année sabbatique à l’étranger.

Retour en haut