Violences conjugales: il est condamné à 5 ans d’enfermement pour avoir volontairement exercé des violences sur sa compagne enceinte de trois mois
Le 1er février 2024, Eliott B a exercé volontairement des violences sur sa conjointe ayant entrainé une incapacité de travail supérieure à huit jours. Le 12 février 2024, le prévenu passe en comparution immédiate devant le Tribunal judiciaire de Bordeaux.
Avec déjà 18 condamnations dans son casier judiciaire pour des faits similaires, le prévenu a recommencé. Jeudi 1er février 2024, Eliott B a menacé de mort et violenté sa concubine devant Naya, sa fille de cinq ans, née d’un autre union: « Je vais te crever, monte à l’appart ou je te fumes ». La victime, Madame Florine N, n’est pas présente lors du procès. Elle a laissé un témoignage au juge: « Il a fermé la porte à clé, m’a attrapé. Il m’a menacé d’écraser le mégot dans mon oeil, il l’a jeté dans mon décolleté, je l’ai vite enlevé. Le calvaire a commencé. Il m’a donné une trentaine de baffes, deux coups de poings au moins au torse, des coups de pieds dans le ventre… Mon visage a triplé de volume et je n’ai pas pu marcher pendant deux jours ».
Le juge demande au prévenu quelle est sa position aujourd’hui. Ce dernier affirme: « je reconnais les derniers faits évoqués sauf les coups portés dans la voiture devant la petite et ceux d’avant ».
Le juge poursuit et le questionne à propos de l’origine de cette violence: « J’ai une colère viscérale en moi », révèle le prévenu. Le juge évoque l’idée de courir pour se défouler plutôt que de s’en prendre à sa compagne… « Je ne contrôle pas », bafouille t-il recroquevillé.
L’avocate de la victime reprend: « Je suis particulièrement révoltée Monsieur le Président ! J’ai eu Madame au téléphone, elle veut quitter le continent, il est trop dangereux. De plus, la petite ne ment pas, elle a le droit d’être reconnue en tant que victime. Monsieur doit payer. » La procureure continue : « Aujourd’hui, je comprends, après la lecture de ce dossier que Madame ne soit pas présente, ce dossier est terrifiant. On est passé à côté d’un drame ». La défense soutient le fait que le prévenu ai besoin d’une aide psycho-médicale: « Je vous propose de faire une peine d’emprisonnement et un sursis probatoire avec un suivi psychologique ».
Vingt minutes plus tard, le verdict tombe: « Le tribunal vous déclare coupable de l’ensemble des faits, l’Assemblée vous condamne à la peine de cinq ans d’emprisonnement et d’une obligation de soutien socio-judiciaire pendant trois ans ». A titre de peines complémentaire: le prévenu a interdiction d’entrer en contact avec la victime, de paraitre au domicile ou à proximité du domicile de la victime pendant cinq ans, de vivre en Gironde pendant cinq ans. A cela s’ajoute 8 000€ de réparation du préjudice moral pour Florine N, ainsi que 2 000€ pour la jeune Naya et 1 655€ de matériel. Face à cette annonce, Eliott B regarde son avocat. Il quitte la salle d’audience, les mains menottées.
Compte-rendu
