Mes productions :
Bordeaux Madame, un magazine emblématique depuis sa création
Bordeaux Madame est un magazine féminin bordelais, il traite de sujets variés autour de la vie bordelaise. Créé il y a plus de 20 ans par Jean-Claude Djedir, le magazine a été repris, il y a un an, par Audrey Mislin. Son idée : être dans l’air du temps et développer des thématiques un peu plus diverses afin de toucher un lectorat plus large et traiter des sujets plus pertinents.
Un fort ancrage local
Sa couverture matte et ses pages tout droit sorties de l’imprimeur de Cestas montrent dès le premier toucher l’implantation locale de Bordeaux Madame. Le magazine partage l’actualité culturelle locale à ses fidèles lecteurs et lectrices, certains très attachés au magazine. Bordeaux Madame est vu par beaucoup comme étant un magazine emblématique de Bordeaux puisqu’il existe depuis 20 ans. « Ce qu’on veut c’est qu’il y ait un vrai ancrage local » révèle Claire Mayer, la rédactrice en chef. Ainsi, suivant cette philosophie, tous les sujets sont locaux, que ce soit les sujets culturels, les sujets sexo, les enquêtes ou encore les rencontres des personnalités locales, des personnes, qui de près ou de loin, sont rentrés en contact avec Bordeaux ou ses alentours. À partir des premières pages, le lecteur se trouve informé des événements à ne pas manquer dans la région – concerts, rencontres sportives, festivals – dans les pages agenda ou encore des nouvelles adresses à découvrir dans les pages actualités.
Se dynamiser
« Pour que rien ne change il fallait que tout change », voilà ce qu’a dit Audrey Mislin, directrice de publication, en octobre 2023, dans une publication Instagram du média après sa reprise. L’année dernière tout a été repensé : l’intégralité de la maquette avec une direction artistique a été refaite, le logo a été modifié, le site web est actuellement en cours de mise à jour et le compte Instagram actif. Si Claire Mayer et Audrey Mislin croient encore beaucoup en la presse papier, être présent sur les réseaux sociaux permet aujourd’hui au média de se faire connaitre et de toucher un lectorat nouveau. Actuellement, 4 857 personnes suivent Bordeaux Madame sur Instagram. Ils peuvent y trouver des teasers vidéos de certains articles du prochain numéro, des interviews digitalisées ainsi que de courtes vidéos présentant les évènements auxquels la rédaction a participé. L’objectif : mettre à profit deux volets, le volet digital et le volet journalistique pur presse papier. Toutefois, se dynamiser comprend également le développement des sujets traités, en abordant des sujets profonds liés aux femmes, évidemment, mais pas seulement. Depuis la reprise du magazine, Claire Mayer, souhaite plus que tout proposer davantage d’enquêtes dans le magazine.
L’enquête au coeur du magazine
Entre les pages « mode » et « rencontres », le lecteur s’interrompt plusieurs minutes sur l’une des enquêtes du magazine. Dans le numéro 106, le numéro de l’été, huit investigations, chacune traitant de sujets tout autant diversifiés que captivants. En passant par des sujets Beauté relatifs à l’importance de se protéger des rayons UV au long de l’année à des sujets autour de la sexualité sur la fertilité et l’infertilité – en se basant sur l’impact du stérilet ou la pratique de la vasectomie – Les enquêtes signées Bordeaux Madame abordent également des sujets de société, comme le topless cet été. Les journalistes font un réel travail de recherche en variant les sources d’information, cela permet d’approfondir une question posée et ainsi d’y donner plusieurs pensées. Bordeaux Madame compte bien continuer d’innover et de creuser ses sujets d’enquêtes, toujours dans l’optique de rester dans l’air du temps.
Mes missions :
Pendant mon stage de huit semaines dans le magazine féminin Bordeaux Madame, du 2 avril au 31 mai 2024, Claire Mayer, ma maître de stage, m’a pourvu de plusieurs missions. Trois jours après mon arrivée au sein de la rédaction du magazine, a eu lieu la conférence de rédaction du numéro d’été, le numéro 106. Chacun leur tour, les journalistes proposent leurs sujets et partagent leur pensée pour tenter de convaincre la directrice de publication, Audrey Mislin et la rédactrice en chef, Claire Mayer d’insérer ces papiers dans le nouveau numéro. À la fin de la réunion, mon emploi du temps se définit petit à petit. Je suis en charge de dix pages du magazine. Il s’agit d’une réelle fierté d’avoir autant de responsabilités, c’est pour moi une vraie preuve de confiance.
Mener l’enquête
Je suis en charge de dix pages du magazine. En effet, parmi celles-ci, j’ai été nommée pour m’occuper de deux enquêtes. Il s’agit de sujets que j’ai proposé lors de la conférence de rédaction, des sujets totalement différents et pourtant si intéressants : la rénovation du Pont de Pierre à Bordeaux et l’importance de se protéger des rayons ultraviolets toute l’année. Dès le lendemain, j’ai contacté des professionnels afin de m’entretenir avec eux, en présentiel ou à travers le téléphone, pour qu’ils puissent répondre à mes questions. L’objectif ici était de diversifier mes sources.
Pour l’enquête du Pont de Pierre, je me suis entretenu avec 3 personnes. Premièrement, j’ai rencontré Michel Figeac, historien, qui m’a raconté l’histoire de ce patrimoine dans ses moindres détails, allant du contexte historique jusqu’aux difficultés de la Garonne. Peu de temps après, c’est autour d’un verre que j’ai discuté avec Hubert Saint-Béat, guide officiel à Bordeaux. J’attendais avec impatience cet échange, car je connaissais déjà l’histoire du Pont de Pierre, mais ce que je voulais ici, c’était aborder la construction de ce monument d’une manière originale, d’une façon plus ludique, à la manière d’Hubert. Il existe une seconde raison pour laquelle j’ai contacté un guide touristique : découvrir quelques anecdotes sur la Pont de Pierre – les touristes aiment l’appeler « le pont napoléon », car il a 17 arches comme le nombre de lettres dans son nom complet ou encore parce que c’est l’empereur lui-même qui a demandé sa construction. Pour terminer mes entretiens, je me suis rendu au 6e étage de la Cité Municipale dans le bureau de Sylvain Schoonbaert, architecte historien à la Mairie de Bordeaux. L’intérêt de ce rendez-vous était d’en savoir plus à propos de l’avenir du pont, concrètement quels travaux allait subir l’édifice, comment allait être impactés les Bordelais. Au cours de ce long entretien, j’ai pu en apprendre d’avantage sur l’histoire, d’où l’important de varier ses sources, car nous ne sommes jamais à l’abri d’apprendre de nouvelles choses. Avoir rencontré ces personnes, m’a permis de me documenter et d’attiser ma curiosité. Dans ce genre d’enquête, chaque détail a son importance et permet de mieux comprendre la situation actuelle. C’est pourquoi cela me tenait à coeur de rencontrer des professionnels spécialisés dans le domaine afin de pouvoir approfondir mes recherches.
La seconde enquête concernant l’importance d’appliquer de la crème solaire toute l’année semble totalement opposée, pourtant, l’approche est la même. De ce fait, j’ai rencontré quatre professionnels de la peau. En premier lieu, je me suis entretenu au téléphone avec Agnès Castelli, directrice de la communication scientifique de la marque de cosmétique « Les laboratoires de Biarritz », spécialisée dans la conception de protections solaires, Agnès m’a expliqué la différence entre les UVA et les UVB, la fabrication d’une crème solaire et les aspects oceanfriendly et écoresponsable de la marque. Ensuite, Alice Bailleul, fondatrice de l’institut de beauté « Bonjour Beauté » à Bordeaux, a révélé les risques du soleil sur la peau – vieillissement cutané, cancer de la peau, tâches – le meilleur moment pour appliquer la crème solaire et comment bien l’appliquer lors de sa skincare routine. Quelques semaines plus tard, j’ai passé un appel à Christelle Ly, spécialiste de la peau, ensemble nous avons beaucoup parlé de la préparation de la peau à une exposition au soleil et des gestes à suivre après s’être exposé au soleil. Pour terminer ces entretiens, je me suis rendu au cabinet de Vincent Orlandini, dermatologue à Bordeaux, entre deux rendez-vous, il a donné son avis sur la question « doit-on appliquer de la crème solaire toute l’année ? », contrairement aux autres échanges, lui, n’oblige pas l’application quotidienne à ses patients, ensuite, il a partagé d’autres alternatives à la crème écran. Durant la phase de demande d’entretien, j’ai eu plus d’ignorance que les autres articles, beaucoup ne m’ont pas répondu ou bien n’étaient pas disponibles. Ce que j’ai trouvé très pertinent lors de cette enquête, était le fait de de nuancer les avis, tout le monde n’a pas le même point de vue. J’ai apprécié mener l’enquête, étant une personne très curieuse, je n’avais pas encore réellement pratiqué le journalisme d’investigation. J’ai beaucoup beaucoup aimé.
Enrichir ma culture artistique
Je l’ai abordé précédemment, mais je suis une personne très curieuse. Passionnée d’art, pendant mon temps libre, j’aime aller au musée. Mais c’est vrai que depuis mon arrivée à Bordeaux pour mes études supérieures, je n’ai pas forcément eu l’occasion de me concentrer sur la culture bordelaise. Alors lorsque Claire m’a proposé de m’occuper de la double page « expositions grand public », j’étais super contente. Comment j’ai procédé ? Tout d’abord, je me suis rendu sur les sites internet de tous les musées de la ville afin de voir si durant l’été – à partir de mars environ – de nouvelles expositions s’installaient dans la capitale girondine. En effet, plusieurs expositions arrivaient. Alors je me suis empressée de contacter les musées par mail afin d’avoir plus d’informations sur ces expositions. Ainsi, j’ai visité quatre expositions : le parcours sensoriel de dégustation à la Cité du vin « Via Sensoria », « Les visions silencieuses » par Valérie Belin au MUSBA, « Arpenter, photographier la Nouvelle-Aquitaine » à la Méca et « Nina Beier, auto » au CAPC. De plus, je me suis entretenu au téléphone avec le directeur du musée d’Aquitaine à propos de leur prochaine exposition : « Vivre et mourir en Égypte d’Alexandre Le Grand à Cléopâtre », ouverte au public à partir du 27 juin. Le CAPC m’a également envoyé le dossier de presse de l’exposition « itinéraires fantômes », afin que je collecte quelques informations celle-ci ouverte au public le 21 juin.
Ce que j’ai trouvé très intéressant lors des visites est la similarité des thématiques abordés – la distinction entre la nature et l’artifice par exemple. Une fois sur les lieux, je me pose toujours les mêmes questions : comment se présente l’exposition ? (le nombre d’oeuvres, comment est disposé l’espace) Quel est le message transmis ? Qui est l’artiste ? Une fois répondu à ces interrogations, je laisse faire les choses et tente à mon tour d’interpréter l’exposition. Si le rôle du journaliste est d’être neutre, l’art est quant à lui est subjectif, car il est sensible à l’interprétation.
J’aime souvent raconter l’anecdote de la visite de l’exposition « Auto » de Nina Beier. Personnellement, je connaissais déjà la présentation, et pour être tout à fait honnête, je n’avais pas apprécié puisque, je ne comprenais rien. La deuxième visite, avec Sandra Patron, la commissaire d’exposition, était totalement différente. J’ai tout compris, chaque petit détail me paraissait cohérent, c’est d’ailleurs l’une de mes expositions préférées. Comprendre le sujet et laisser parler mon imagination, c’est la méthode que j’ai adoptée pour écrire chacune des présentations – entre 900 et 1 500 signes – La double page « expositions grand public » se divise en six parties, une partie correspondant à une exposition. Afin d’ajouter un peu de couleur et de concert à la page, une de mes missions lors des visites était de prendre en photo l’exposition ou bien de demander des visuels aux chargés de communication du musée. L’objectif que je me fixais pour chaque papier d’exposition était d’être la plus claire possible pour ne pas semer le lecteur.
Rester au plus près de l’actualité locale
Bordeaux Madame existe depuis 20 ans, le magazine est donc très ancré à Bordeaux et sa périphérie, son lectorat y est très attaché. Les sujets traités par les journalistes sont des sujets locaux, très différents, qui présentent la vie bordelaise – des sujets culturels, d’enquêtes autour de thématiques liées aux femmes – L’ancrage local est très important pour le média. Dans cette idée, le magazine propose des pages sur les nouvelles locales : l’agenda et les actualités. Pour le numéro 106, je me suis chargée de ces pages. Ainsi, j’ai du me renseigner sur les événements organisés cet été – les festivals, les spectacles, les rencontres sportives – Ensuite, j’ai procédé à des recherches plus approfondies sur ces événements, je n’ai pas hésité à contacter les organisateurs pour en apprendre davantage. Ma mission ici, pour les pages Agenda, était de rédiger des brèves (entre 450 et 800 signes) pour chacun des événements, en révélant les 5 W. De nombreux rendez-vous s’organisent pour la période estivale, la difficulté était de ne pas perdre de vue notre cible : la femme bordelaise, d’une trentaine d’année.
Pour les pages Actualités, je me suis concentré sur les nouveautés à Bordeaux et ses alentours – ouverture de restaurants, écoles de sport, instituts de beauté – Dès que j’en avais l’occasion, je me rendais directement sur les lieux pour ressentir l’atmosphère du lieu et rencontrer les fondateurs. Le 25 avril, je suis allée à l’inauguration d’un nouveau bistro gourmet portugais, place des Quinconces, Les Lusiades. J’ai eu la chance de rencontrer Sofia et sa maman, Maria les créatrices du lieu. Un réel moment d’échange autour de spécialités portugaises. Même s’il est vrai qu’aujourd’hui la plus part des informations sont disponibles sur Internet, cette authenticité des lieux et des personnes, pas encore. Pour chacune des sept actualités que j’ai rédigées, je suis entrée en contact avec les auteurs : lors d’entretien téléphonique, de petit-déjeuner presse ou d’inauguration. À la suite des échanges, je revenais au bureau écrire un texte court sur chacun des lieux (d’environ 600 signes). Toujours dans l’idée de rester au plus près de l’actualité locale et des locaux, ces événements sont partagés sur les réseaux sociaux.
Devenir une petite fée de l’agence de communication
Ainsi, dès qu’un journaliste de la rédaction se trouve à un événement – vernissage d’une exposition, petit déjeuner ou repas de presse, inauguration d’un restaurant – il s’occupe de prendre quelques visuels (vidéos et photos). Durant mon stage, j’ai été invité à plusieurs événements : inauguration du bistro portugais Les Lusiades, le vernissage de l’exposition photo ENJeux à la Cité du vin, le petit-déjeuner presse de l’ambassade Biologique Recherche et le vernissage de l’exposition-vente Art & Design de l’agence artistique Chaumette à l’hôtel particulier le Silvera. Pour tous, les filles de l’agence de communication de Bordeaux Madame m’ont confié le devoir de prendre des images, qui leur seront envoyées le lendemain matin, afin qu’elles s’occupent du montage ensuite. Je leur donne également des informations supplémentaires, que l’on ne peut pas trouver dans les dossiers de presse, des informations qui seront présentent dans la légende du post. La vidéo sera publié plus tard sur le compte Instagram du magazine « @bordeauxmadame ». J’ai également filmé une interview pour les réseaux sociaux, celle de Lou Méchiche, une jeune championne de parasurf, porteuse de la flamme olympique. L’agence avait déjà préparé les questions, moi, mon rôle : filmer Lou et lui poser les questions, et ensuite envoyer les vidéos. L’objectif de ces petits réels est de rester fidèle à l’actualité, mais aussi de teaser les sujets qui seront disponibles dans le prochain numéro, afin de donner un avant-goût aux lecteurs. Le magazine ne cesse d’évoluer avec le temps, depuis sa reprise il y a un an, le site internet du magazine n’a pas été modifié. De ce fait, Audrey Mislin, la directrice de publication, m’a demandé de mettre à jour le site web en publiant quelques articles du dernier numéro de Bordeaux Madame, le numéro 105. J’ai également créer une catégorie « Enquêtes », puisque c’est un aspect très important pour le média. La formation au logiciel WordPress avec Sylvain Galtier lors de ma première année à l’EFJ m’a été très très utile pour cette mission. À l’heure où j’écris ces lignes, je m’occupe de mettre les articles du prochain numéro en brouillon afin qu’ils soient prêts à être publiés à la sortie du magazine, fin juin. Même si ces missions ne sont pas forcément du journalisme pures, elles m’ont énormément appris, dans le cadrage des vidéos notamment et aussi dans la conception d’un site internet. J’aime beaucoup travailler sur mon blog alors avoir pu partager un peu de mon savoir-faire m’a beaucoup plu ! Lors de mon stage chez Bordeaux Madame, mes tâches étaient très variées, c’est ça que j’ai apprécié. Je ressors grandi de ce stage. Merci 😉
